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Un air de vacances
Il
y a le ciel, le soleil et la mer...
Nous vous faisons partager cette litho
de Maz, intitulée "Le Rocher de Cancale".
La presse en parle
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6 novembre 2008
PATRIMOINE : place
Saint-Louis, une histoire qui n'en finit pas
Le Républicain Lorrain -
Metz |
Cartes postales
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Place Saint-Louis (années 20) |
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Par Joseph Silesi, président de
l'association Pappolivilla.
La Place Saint Louis : les banquiers, les changeurs, et les italiens
…
Si l’on s’attarde sur les façades de la place Saint Louis, il nous est permis
d’imaginer la sobre élégance des façades originelles conçues dans l’esprit et la
manière des palais siennois.
Tous les éléments caractéristiques de l’architecture toscane y figurent de
manière remarquable: toitures basses, de forme pyramidale à quatre pans, et en
retrait par rapport à la façade (ce qui a fait dire spirituellement à Auguste
Prost : « A Metz, personne n’a pignon sur rue … ») ; murs écran parfois crénelés
montant plus haut que les toitures ; le niveau de la toiture est indiqué par les
gouttières qui traversent le mur écran. Ainsi, couronnant une construction
parallélépipédique ou cubique, la toiture n’est pas visible de la rue : elle est
en effet construite en retrait de la façade, voire encastrée. Les toits,
couverts de tuiles romaines (qui est un matériau méditerranéen) sont à quatre
pans en forme de pointe de diamant et reposent sur les quatre murs dits
« gouttereaux », car ils jouent un rôle de chéneau pour l’écoulement des eaux
pluviales.
Les banquiers italiens installés à Metz au XIII° siècle édifièrent l’alignement
de maisons à arcades contre les vieux murs de l’enceinte gallo-romaine et on
appela ce lieu la place du vief et du neuf autrement dit En Vésigneuf (Vicus
Novellus) qui deviendra ensuite la place du Change.
Les arcades de cette place, de style ogival et de plein cintre, sont très
irrégulières. Elles sont supportées par des colonnes de formes diverses ou par
de gros piliers carrés.
C’est sous ces voutes que se dressaient les tables et les étaux des changeurs.
Au XIIIème siècle, le développement des quartiers de la Seille avait amené la
création d’un second marché en Vésigneul ou Vésigneuf, destiné plus
particulièrement aux transactions sur les marchandises importées, ainsi que les
merceries et la draperie. Un texte poétique du XIIème siècle nous rapportent que
l’ « … on trouve en Vésigneuf, poivre, safran et autre espèce, soie, sandal,
drap d’or tout neuf … »
Les sommes circulant sur les tables des changeurs étaient considérables. Les
monnaies de toutes les nations européennes y avaient cours.
A la fin du XIVème siècle ils atteindront le nombre de 60, parmi lesquels un
certain nombre d’Echevins comme les Gouvion et les Gronnais pour ne citer que
les plus célèbres.
Suite à cette intense activité économique et financière, paraîtra à Metz dès
1539 l’annuaire officiel des principales foires françaises et allemandes,
intitulé : « Le Cry des Pièces d’Or et des Monnaies ».
La Statue du Roi Saint-Louis
C’est en 1707 que l’ancienne place du Change prit le
nom de Saint Louis car le curé de la paroisse Saint-Simplice, l’abbé Ferrand,
ayant acheté une statue croyant être celle du roi saint Louis, (en fait Louis
XIII) découverte dans les bâtiments de la Citadelle, la fit restaurer et placer
sur une fontaine que l’on venait d’édifier sur cette place.
Le brave ecclésiastique qui n’en étais pas à quelques Louis près, fit passer
cette effigie pour celle de Louis IX et la jucha sur la fontaine de la place,
qui déjà à l’époque était devenue un obstacle pour la circulation. La
municipalité décida donc de déplacer cette statue en 1746 pour l’adosser à la
maison du Sieur Georges de Lesseville, Conseiller au Parlement, portant le nom
d’Hôtel de Foucquet (n°8 de la Place St Louis).
En 1867, un pharmacien originaire de Remiremont, Jean Baptiste GEHIN affirmant
qu’il ne s’agissait pas du bon roi St Louis créa une association de notables du
quartier dans le but de faire réaliser une nouvelle statue de Louis IX en
remplacement de celle juchée sur la fontaine.
C’est ainsi qu’il fut fait appel au sculpteur Charles Pêtre. En remerciement la
municipalité restaura le soubassement. Le socle et la fontaine n’existent plus.
Rappelons que Louis IX n’a jamais régné sur Metz qui alors n’était pas rattaché
au royaume de France (1214-1270) puisqu’elle était république indépendante
jusqu’en 1552.
Charles Pêtre est l’auteur notamment :
- de la statue du Maréchal Ney (1859)
- des statues placées sur la balustrade du théâtre (1861) (génies de
l’inspiration, de la tragédie, comédie, musique, danse et éloquence)
- des armoiries de Metz, Briey, Sarreguemines et Thionville ainsi que les deux
aigles situés sur le bâtiment de la préfecture de Région (1859).
L'ancien hôtel de Foucquet au n°8 place Saint-Louis, siège de la trop
méconnue imagerie messine...
C’est
dans cet ancien hôtel particulier (à côte de l’actuelle pharmacie Masius)
qu’Adrien DEMBOUR fonda en 1835 la première imagerie messine. L'entreprise
d'imagerie messine a déposé ses premières images en 1835, en s'inspirant de
sujets moraux, historiques ou religieux et a connu son apogée au milieu du XIXe
siècle.
Alors que l'image d'Épinal fait partie du patrimoine national, l'imagerie
messine (1835-1892) est totalement inconnue du grand public. Et pourtant, en
1860, 18 % des images colportées sur le territoire français sortaient des
presses de Gangel à Metz, la production de Pellerin à Épinal ne représentant que
2 % du total ! Sous les raisons sociales Dembour, puis Dembour et Gangel puis
Gangel et Didion, puis Delhalt, les imagiers messins vont éditer environ 3 500 à
5 000 images différentes, lithographies à la parisienne ; sur des thèmes
satiriques, d'actualité ou religieux, ou rééditions de xylogravures plus
anciennes, rachetées du fonds de Desfeuilles et Lacour à Nancy, de Clerc à
Belfort et de Deckherr de Montbéliard.
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| Vignette pour
l’histoire du Petit Poucet,image de Gangel et Didion, Metz, XIXème
siècle |
Trois beaux
fonds d'images de Metz sont conservés à Metz :
un fonds d'État aux
Archives départementales de la Moselle, constitué des images déposées à la
préfecture de la Moselle par les imprimeurs, en application de la loi du 9
septembre 1835, toutes datées et signées, et, pour les images censurées, portant
les annotations préfectorales expliquant le refus d'impression ; ce fonds est
l'équivalent de celui du Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de
France (BnF).
une collection
municipale à la Bibliothèque-Médiathèque de Metz, qui s'enrichit régulièrement
de nouvelles acquisitions, notamment dans le domaine des histoires, des
constructions, des théâtres à découper, etc. La spécificité de la collection
d'images de la médiathèque réside dans l'exceptionnelle qualité des tirages mis
en couleurs et souvent dorés, alors que les séries départementales provenant du
Dépôt Légal ne sont que des exemplaires en noir pour justifier au plus juste de
l'obligation de dépôt. Ces dernières images sont cependant scientifiquement
incontournables car elles sont toutes datées, ce qui est indispensable pour
reconstituer les séries chronologiques.
trois albums
d'images religieuses déposés par le musée national des Arts et Traditions
populaires (MNATP) aux musées de la Cour d'or à Metz.
Jeu
de l'oie des contes de fées Lithographie coloriée, gommée, rehaussée d'or.
Metz, Gangel et Didion, vers 1850-1870. (44 x 56 cm) Rouen, Musée national de
l'éducation (6 5 16 01 inv. 32636 2) Ce jeu de l'oie a une structure tout à fait
classique à soixante-trois cases, la dernière étant occupée par la Reine des
fées. Différents contes sont représentés, ceux de Perrault bien sûr, mais
également ceux de Mme d'Aulnoy. L'idée du jeu n'est pas de suivre un conte en
particulier, mais de placer le joueur dans un parcours initiatique avec
épreuves, enchantements, monstres et autres objets magiques.
Le pilori
Il s’élevait à
l’endroit où se trouve le Café de Paris. Les condamnés à l’exposition ou à la
marque y enduraient la honte du carcan, les jours de marché (marché aux grains)
et de forte affluence.
Suivant le délit le condamné subissait le fouet ou le bannissement ou bien
encore la marque.
A Metz la marque appliquée au fer rouge entre les épaules du condamné figurait
un M (à l’époque de la république messine jusqu’en 1552) à au moment du
rattachement de la cité à la France, une fleur de lys … La dernière exposition
infamante remonte à 1832.
Les mystères religieux
Il y furent joués
jusqu’en 1438 pour être ensuite transférés place de Chambre.
La Main d'Or
Elle est visible au n°31. Elle était jadis dorée. Elle date du XIXème siècle au
moment de l’annexion en 1886. A l’occasion d’une réunion électorale du candidat
protestataire (Mgr. Dupont des Loges, évêque de Metz avait été élu Député
protestataire au Reichstag) monsieur Antoine, un fonctionnaire municipal ayant
demandé et obtenu la parole, se mit à débiner le candidat. Il y eut un échange
de mots entre ce candidat et monsieur Maillard, négociant sous les arcades. La
discussion s’envenima et se termina par une paire de gifles donnée par Maillard
au sieur Antoine qui porta plainte. Comme il n’y eut aucune contestation de part
et d’autre, l’offenseur fut condamné à payer 100 marks d’amende. C’est ainsi que
Maillard fit peindre en souvenir de cet épisode une main dorée sur la façade de
sa maison…
La fin du nombre des martyrs...
L’ancienne église Saint-Simplice démolie en 1809 nous a laissé des registre
paroissiaux pour le moins énigmatiques. En effet deux fascicules portaient les
noms suivants (traduction du latin) :
- Livre des Innocents et des Martyrs
- Livre des Martyrs : fins du nombre des Martyrs de la paroisse Saint-Simplice.
La solution de cette énigme fut trouvée à la fin du registre de l’année 1668. Il
indiquait en fait la fin des mariages de l’année…

Nous vous invitons à visiter les
liens suivants :
http://www.mairie-metz.fr/metz2/decouvrir/quartier/centre/saint_louis.php
http://www.garnison-metz.terre.defense.gouv.fr/metz/stlouis.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_Saint-Louis
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